1789-2011: rouvrir la perspective révolutionnaire

Publié le par MJCF Isère

Prise-de-la-Bastille.jpgEn ce jour de fête nationale, c'est le pas lourd que les militaires français avancent sur les Champs-Élysées, alors que 6 soldats français de plus sont morts dans la guerre impérialiste en Afghanistan. En ce jour de fête nationale, alors que la finance mondiale est au bord de l'effondrement avec la crise des dettes publiques, les grands de ce monde dont la bourgeoisie française, instaurent la dictature des marchés financiers sur les peuples.


De la monarchie de droit divin à la main invisible du marché, une nouvelle exigence révolutionnaire se lève face à la classe dominante, l'ordre du profit érigé en divinité. En France, c'est en forme d'insulte aux morts que les gouvernants rendent hommages à ceux qui sont tombés pour les intérêts capitalistes. "On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels", plus que jamais les mots d'Anatole France hantent un peu partout les défilés du 14 juillet. Les guerres impérialistes n'ont que trop duré, la paix n'a pas besoin de martyrs ce sont les tyrans qui ont soif de sang. Les peuples n'ont pas besoin de guides ou de modèles, seuls les rois ont besoin de princes pour leur succéder. Assez de la guerre en Libye, assez des boucheries d'irak et d'Afghanistan, assez de l'oppression du peuple palestinien, retrait des troupes impérialistes !

 

Aux monarques absolus ont succédé les bourgeois et l'aristocratie financière, banquiers et grands patrons, qui au droit divin ont substitué la propriété privé des usines, des banques, des services et des biens financiers. Les capitalistes ont abolit l'esclavage, pour mieux instaurer l'exploitation salariée. Sentez la puanteur du mépris quand ils exultent devant leurs soldats de plomb qui défilent, pendant que les travailleurs paient au prix de leur vie la crise, leur crise, systémique du capitalisme ! Nous, communistes, l'affirmons: les alternatives à l'austérité généralisée, à la libéralisation des services publics et des biens communs de l'humanité existent. Et c'est bien l'entrée massive de la population dans le débat politique, par l'intervention populaire dans son intelligence collective, qui rendront possible d'autres lendemains.

 

À un an d'élections majeures, les dignes successeurs des bouffons du roi nous jouent le peep-show des présidentiables, de la femme ou de l'homme providentiel. Quel spectacle désolant que cette pornographie politique sur toute les chaînes et dans tout les journaux ! Loin du fanatisme libéral de la droite ou de la trahison de classe d'une partie de la gauche, qui au parlement européen soutient l'écrasement des peuples grecs, espagnols ou italiens. Loin de cette gauche qui appelle "camarade" les Ben Ali, les Papandréou ou les Strauss-Kahn, les jeunes communistes expriment, en ce jour de fête nationale, leur soutien aux peuples en lutte à travers l'Europe contre l'austérité.

 

Nous exprimons notre soutien au peuple palestinien, à Salah Hamouri et Marwan Barghouti, aux otages de ce conflits immonde comme Gilad Shalit. Plus que jamais nous serons aux côtés de ceux qui souffrent, de ceux qui luttent et ne se résignent pas, de ceux qui se battent pour la paix même quand la guerre semble inévitable. Nous serons aussi, encore et toujours aux côtés des travailleurs, des jeunes et des précaires, des retraités, qu'ils soient français et immigrés, car la fierté de la classe ouvrière c'est bien de le dire: "Travailleurs français, travailleurs immigrés, même patron, même combat !". Nous serons enfin, de ceux qui rassemblent contre ceux qui divisent, nous porterons avec fierté, sans complexes, le regard tourné vers l'avenir, cette phrase si lourde de sens:

PROLÉTAIRES DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ-VOUS !

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Publié dans Communiqués

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