Intervention en AG sur le campus grenoblois

Photo 21bisMichaël

Secteur UEC Grenoble

Fédération MJCF Isère

 

INTERVENTION LORS D'UNE AG PENDANT LE MOUVEMENT CONTRE LA RÉFORME DES RETRAITES

Cher-e-s ami-e-s, cher-e-s étudiant-e-s,

À la libération, Ambroise Croizat disait: "Dans une France libérée, nous libérerons les français des angoisses du lendemain. Quelques années après, il mettait en place la sécurité sociale. Voilà les valeurs, celles du Conseil National de la Résistance, que Sarkozy, le MEDEF et leurs sbires piétinent chaque jour.

Aujourd'hui, nous vivons une crise profonde, systémique, du capitalisme. Les marchés, et notamment les marchés financiers ont encore prouvé leur incapacité à s'auto-réguler, précipitant le monde dans la crise. Crise financière, crise du travail, crise sociale et politique, c'est maintenant toute l'Europe qui est frappée par l'austérité. En Grèce, en Espagne, au Portugal ou encore en Angleterre, c'est leur crise que les capitalistes font payer aux peuples.

Partout, gel des salaires des fonctionnaires et suppressions de postes, privatisation et mise en concurrence des services publics sont les maîtres mots d'une politique rétrograde.

En France, l'attaque contre les retraites s'inscrit dans cette même logique qui n'a qu'un seul but: relancer les profits du grand patronat et des banquiers.

Le report de l'âge légal de départ à la retraite et l'augmentation du nombre d'années de cotisation, c'est un million d'emplois qui ne seront pas libérés, alors que la France compte plus de 4 millions de chômeurs ! Ce ne sont pas M. Woerth et Mme Bettencourt qui vont s'en inquiéter, ce sont les salariés, les plus de 50 ans et les jeunes ! La hausse du taux de chômage, c'est la baisse du coût du travail, la baisse des salaires, ce sont nos vies que les capitalistes veulent nous prendre.

La retraite par capitalisation, que la classe dirigeante essaye d'installer, c'est un marché juteux de 300 milliards d'euros pour les assureurs privés. La réforme des retraites est en réalité un cadeau à la finance, aux spéculateurs et aux banquiers.

Cher-e-s étudiant-e-s, nous devons nous mobiliser pour défendre nos conditions d'études, l'université publique et nos formations. Car de bonnes conditions d'études, c'est la garantie d'un emploi stable et décent. L'emploi justement, c'est la solution pour financer les retraites: 100 000 emplois créés, ce sont 2 milliards de plus dans les caisses de cotisation. 

Pour nos études, pour l'emploi, la retraite à 60 ans à taux plein et 37,5 années de cotisation, avec les lycéens et les salariés, battons-nous pour notre avenir !

Cher-e-s ami-e-s, cher-e-s camarades, il est temps de changer d'ère pour une société émancipée, de solidarité, écologique, à l'inverse du capitalisme destructeur. Ouvrons une ère de démocratie contre la dictature des marchés, il faut une révolution sociale contre la course aux profits. C'est fini le XXème siècle où le capitalisme se prétendait être l'horizon indépassable de l'Histoire. Aujourd'hui mobilisons-nous, saisissons-nous du débat politique, envahissons les places publiques, et comme le disait si bien Jean Ferrat: "Il est temps que le malheur succombe !".

 

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