Paix et Justice en Palestine

Publié le par MJCF Isère


11000  C’est le nombre de P alestiniens privés de libertés et retenus dans les prisons israéliennes. Pour la plupart, ces personnes sont enfermées sans même avoir été jugées, sans raisons particulières, mais selon le seul principe de « précaution ». Dans un État où les droits inaliénables ne sont pas respectés, c’est la raison qu’on évoque pour outrepasser le droit international. Israël est un état ultra-sécuritaire et paranoïaque qui cherche toutes les raisons d’enfermer les Palestiniens.

 

         C’est le cas du camarade Salah Hamouri. Il est en prison depuis 2005 pour le seul motif « d’être passé trop près des fenêtres » d’un des chefs du parti Shass (parti fondamentaliste israélien). Il n’a pas été jugé par un tribunal civil, mais a comparu devant un tribunal militaire, qui l’ a obligé à plaider coupable de terrorisme pour espérer un jour sortir de prison. Il est inadmissible qu’un État puisse se comporter de cette manière au mépris du droit élaboré par l’ONU (Organisation des Nations Unies).

 

          Les prisonniers politiques palestiniens sont donc 11000. Ce sont des hommes en majorité, mais aussi des femmes et des enfants. L’année dernière, un enfant de 12 ans a été libéré, après 3 années d’enfermement. Ce n’est, hélas, pas un cas isolé. Depuis 1948 (date de la création illégale de l’État d’Israël), 4 000 000 de Palestiniens sont déjà passés par les geôles israéliennes. Ces arrestations arbitraires visent des jeunes militants mais aussi les citoyens lambda afin de casser le plus possible les envies de résistance. Car la détention israélienne est synonyme de torture physique et psychologique. Le but étant de réduire à néant les droits palestiniens en s’attaquant à ceux qui les revendiquent.

        Les principaux chefs des organisations politiques palestiniennes ont également été arrêtés et enfermés par l’État israélien. Emprisonner les responsables politiques palestiniens, c’est empêcher ce peuple de s’organiser, de se rassembler pour voir un jour un État palestinien naître. C’est aussi, par désespoir, pousser les Palestiniens à se tourner vers le fondamentalisme religieux. C’est les priver d’un possible État laïc, c’est fournir à Israël des raisons de l’attaquer toujours plus durement et finalement, de justifier la colonisation.

        Marwan Barghouti est l’un de ces hommes. Issu du Fatah (parti de Yasser Arafat), il a été jeté en prison quelques semaines après son élection au sein de l’OLP (Organisation de Libération de la Palestine). Il y est enfermé depuis sans espoir de se voir un jour libéré puisqu’il a été condamné 5 fois à la perpétuité... Pourquoi Marwan ? Parce que c’est un chef politique populaire avec un programme clair, un programme qui peut mettre le projet d’Israël en échec.

POUR LA PAIX, LA JUSTICE, LA TERRE ET LE DROIT, exigeons :

☭Le respect des résolutions de l’ONU et la construction d’un Etat palestinien sur les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale.

 ☭ Arrêt immédiat de la colonisation illégale Israélienne et la levée du blocus sur Gaza. • Le droit au retour des Palestiniens sur leur terre.

☭  La libération des prisonniers politiques palestiniens, notamment celles de Salah Hamouri et Marwan Barghouti.

 ☭ La suspension de l’accord d’Association entre l’Union européenne et Israël tant que le gouvernement de Tel-Aviv ne se soumettra pas au droit international.

 ☭ Des sanctions contre l’Etat israélien suite à l’attaque de la bande de Gaza en 2009.

Qui a dit : « J’irai chercher tous ceux qui restent », « Le rôle du chef de l’État est de prendre en charge tous les français » ?

          C’est ce qu’a déclaré N. Sarkozy suite à l’affaire de l’arche de Zoé. Clothilde Reiss, arrêtée par le gouvernement iranien, jugée puis enfermée a été l’objet de toutes les attentions du Ministre des affaires étrangères de l’époque, B. Kouchner. Elle a finalement été libérée sous la pression du gouvernement français. Aujourd’hui, c’est au tour de Florence Cassez, après le refus du gouvernement mexicain de pourvoir en cassation son procès. M. Alliot-Marie dénonce « un déni de justice ». Si elle est toujours enfermée au Mexique à l’heure actuelle, le gouvernement n’abandonne pas. L’affaire est en train de virer au conflit diplomatique. Nous avons envoyé une lettre à Alain Juppé afin que celui-ci, récemment nommé aux affaires étrangères, se préoccupe de Salah.

            Mais aucun commentaire quant à la situation du jeune franco-palestinien : Salah Hamouri. Depuis 6 ans, c’est le silence total. Sa mère a sollicité plusieurs rendez-vous avec les autorités, demandes qui n’ont toujours pas abouties. On le voit, lorsque la France veut se donner les moyens de libérer un compatriote, elle obtient ce qu’elle veut. Dans ce cas, pourquoi Salah Hamouri est-il toujours enfermé ? Le gouvernement français ne s’est même pas retrouvé face à l’échec de sa libération puisqu’il n’a jamais essayé de le libérer.

        Alors pourquoi ce désintérêt ? La raison est simple, la France et Israël ont des liens économiques très forts. On peut citer le cas de la construction du Tramway, confiée à Véolia (entreprise française) qui relie différentes colonies de Jérusalem et qui renforce la situation d’apartheid des Palestiniens. On ne touche pas à Israël. Voilà la véritable raison du silence de l’Élysée ! Les droits de l’homme ne sont rien à côté des droits du marché.

       Le gouvernement français et israélien méprisent, comme beaucoup d’institutions internationales, la vie et le droit des Palestiniens à la liberté.

Liberté pour Salah et Marwan

Publié dans International

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