La retraite, c'est aussi notre affaire !

Publié le par MJCF Isère

Affiche Sarko 60ansLa réforme sur les retraites s'inscrit en contrepartie du dispositif de 750 milliards d'euros accordé aux banques pour assurer le remboursement des créanciers. La politique d'austérité menée par la droite vise à relancer les marchés et notamment les marchés financiers. Cela consiste à faire diminuer la part, dans la richesse produite, des prélèvements publics (taxes, impôts) et des cotisations sociales, afin d'augmenter la part des prélèvements financiers (intérêts, dividendes). Mais bien plus encore, l'augmentation du nombre d'années de cotisations à 41,5 ans et le report de l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans, masquent à peine une véritable agression sur le monde du travail.

 

Toujours plus de chômage !

 Alors que la France compte plus de 4 millions de chômeurs, la réforme des retraites va créer un embouteillage sur le marché du l'emploi, puisque de plus en plus de salariés continuerons de travailler au lieu de partir en retraite. Aujourd'hui près de 25 % des jeunes entre 15 et 25 ans sont au chômage et ils subissent un sas de précarité de 11 ans, avant d'avoir une situation professionnelle stable. Dans cette situation, la réforme des retraites va encore aggraver le chômage des jeunes.

Les conséquences sont claires, cela va créer une pression accrue sur le marché du travail, c'est-à-dire une augmentation de la concurrence (plus de demandeurs d'emplois que d'offres d'emplois). Ainsi, il sera possible pour le patronat d'enclencher une baisse des salaires.

 

La capitalisation: l'argent de nos retraites aux mains de la finance !

Les cotisations pour les retraites sont aujourd'hui gérées par la sécurité sociale, c'est-à dire par un organisme public. C'est donc une masse d'argent qui n'est pas sur le marché. Avec l'introduction du système de retraite par capitalisation, la droite fait un véritable cadeaux aux marchés financiers. Ce système consiste à cotiser auprès d'entreprises privées, les fonds de pensions, qui avec le capital accumulé vont pouvoir effectuer des placements boursiers, soit-disants au bénéfice des cotisants. Sauf que lors de la crise des subprime, on a pu constater que touchés par l'effondrement de la bulle spéculative, plusieurs fonds de pensions ont fait faillite. Un véritable drame pour les cotisants qui ont ainsi perdu leurs retraites... 

La retraite par capitalisation fait donc courir un risque pour les salariés, dans la mesure où la finance échappe à toute régulation. Elle ne fait que nourrir les marchés financiers et abreuve en capitaux les bulles spéculatives, avec les conséquences que l'ont connaît. D'autre part, la concurrence entre retraite par capitalisation et retraite par répartition va entraîner une baisse du nombre de cotisants pour la retraite par répartition. Ce dernier, basés sur un nombre de cotisants maximum et sur le monopole public des caisses de cotisations, est alors mis en péril et disparaîtra à terme.

 

Une autre réforme est possible, pour le progrès social:

À l'inverse de ce que prétend le gouvernement, il existe des alternatives pour pérenniser le système par répartition solidaire, tout en le faisant évoluer. De plus, nous affirmons qu'il est possible de partir à la retraite à 60 ans et de cotiser 37,5 années seulement. Voici les propositions portées par les Jeunes Communistes:

  • Fin des exonérations de cotisations patronales = + 30 milliards d'euros
  • Faire cotiser les revenus financiers des entreprises et des banques au même taux que la cotisation sociale patronale assise sur les salaires = + 22 milliards d'euros 
  • Prise en compte des années d'études et de formation dans le calcul des années de cotisation
  • Réduction du chômage, création d'emplois décents et stables: 100 000 emplois créés = + 2 milliards d'euros de cotisations
  • Monopole public sur les caisses de cotisations et contrôle par les salariés (interdiction du système par capitalisation)

 

Cette réforme des retraites, appelée par le MEDEF depuis plusieurs années déjà, ne sert que les intérêts du grand patronat, des grands banquiers et des hauts revenus du capital. C'est une régression sociale majeure, au service du dogme libéral, qui place les marchés au-dessus de l'être humain. Nous, communistes, revendiquons le droit à la retraite comme temps de vie à par entière, libéré des contraintes du salariat. Nous refusons le travail, et qui plus est précaire, comme étant l'horizon de la vie de tout humain: partir à la retraite, ça n'est pas mettre un pied dans la tombe ! 

Publié dans Politique

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