La France se coupe les bras pour le bon vouloir des marchés financiers !

Publié le par MJCF Isère

hemicycleMasqué par le feuilleton DSK ou la guerre des rumeurs entre l'UMP et le PS, le projet de révision constitutionnelle visant à inscrire la "règle d'or" de l'équilibre budgétaire dans la Constitution fait son chemin dans le silence le plus total. Où comment assassiner la démocratie pour le compte des marchés financiers pendant que l'on distrait le peuple...

 

Alors qu'on nous joue une émission de télé-réalité de mauvais goût et infantilisant entre DSK: pervers ou séducteur ? et Martine fait de la politique, en passant par Christine Lagarde: sa vie, son oeuvre, la politique elle, se fait toute petite et bien cachée. "C'est normal" vous me direz, "puisqu'on est à la télé !". Sauf qu'aujourd'hui, les enjeux n'ont rien de divertissant et pour que quelques traders continuent à jouer pendant que leurs amis banquiers rafflent le pactole, la bourgeoisie est prête à tout. Les uns après les autres, les pays européens prostituent la démocratie dans la très close maison de la finance mondiale. Ainsi en France, la droite est en train d'imposer son projet de rendre constitutionnel l'équilibre budgétaire, autrement dit de plier à l'Europe des financiers qui ont "besoin de confiance" pour continuer à s'enrichir. Adieu la souverainté du peuple sur le budget de l'État ! La politique budgétaire devra impérativement satisfaire les racailles qui font du trafic de titres de dette publique... en haut des tours du quartier mal fréquenté de La Défense !

 

Ce n'est pourtant pas moins de démocratie qu'il faudrait, mais au contraire une dose massive, radicale, une démocratie qui frappe avec la violence de la justice sociale les institutions bancaires, notamment les banques centrales. C'est la démocratie qui prend le crédit et la création monétaire à la gorge en nationalisant les banques pour un nouveau pôle public bancaire. C'est celle enfin, qui soumet les marchés financiers à l'impôt et à la cotisation sociale, qui taxe les hauts revenus et les dividendes plutôt que le SMIC et le RMI. Il est temps de renvoyer l'idéalisme niait de la main invisible du marché dans les poubelles de l'Histoire, il n'y a que des êtres humains qui prennent des décisions pour satisfaire leurs besoins. Notre objectif est la satisfaction des besoins du plus grand nombre au lieu de ceux de quelques privilégiés.

 

Mais forts de leur dogmatisme libéral, perchés sur un trône de richesses amassées avec la sueur et le sang du Travail, les capitalistes ont décider d'imposer de gré ou de force l'austérité aux peuples du monde. Ils n'entendent ni les solutions alternatives, ni le doux bourdonnement de la fureur qui monte de la classe exploitée, à trop écouter les rumeurs, ils n'entendent plus les murmures de l'indignation. Que les dirigeants d'un capitalisme archaïque tremblent car un spectre hante l'Europe, le spectre du communisme.

Publié dans Économie & social

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