Ce que l'on ose pas dire !

Publié le par MJCF Isère

La déclaration de l'ancien président Jacques Chirac concernant son soutien à François Hollande a fait l'effet d'une petite bombe dans le paysage politique. A droite comme au PS on est embarrassé, la presse social-démocrate-libérale rit jaune de "l'humour" d'un homme que certains décrirons comme "n'ayant plus toute sa tête"...

 

Effectivement, il est temps que la blague cesse ! Mais quelle blague ? Celle d'un Parti Socialiste qui majoritairement glisse à droite, celle d'un centre qui n'est autre qu'une version de la droite libérale relookée, et celle de gaullistes opposés à Nicolas Sarkozy et à "ses dérapages" à l'extrême-droite, mais bien d'accord sur le fond de sa politique.

  Il est temps de rétablir quelques vérités:


1. La politique conduite par Sarkozy s'inscrit dans la lignée de ce qu'ont fait les gouvernements précédents. Deux exemples: la retraite, que le gouvernement Raffarin sous présidence de Chirac, a déjà attaquée sur les même bases politiques que ce que Sarkozy a fait en 2010. Deuxièmement, l'université et la recherche dont la loi LRU est la pleine continuité de la réforme LMD conduite sous Chirac et Jospin (tiens donc !), qui ont conjointement accepté la stratégie de Lisbonne et le processus de Bologne.

2. Le tournant libéral du Parti Socialiste est une réalité, caractérisé par la position extrêmement ambigüe du PS sur les retraites, notamment sur l'allongement de la durée de cotisation. Ou encore la position majoritaire du PS en faveur du Traité Constitutionnel Européen, érigeant le libéralisme économique en principe fondamental de l'Europe politique et institutionnelle. Traité constitutionnel qui, par ailleurs, a été voté sous sa forme "traité de Lisbonne" par les députés socialistes...


En ce sens, le soutien de Jacques Chirac à François Hollande apparaît sous un autre jour: celui d'une recomposition à droite du paysage politique, avec notamment une opposition à l'américaine entre un libéralisme à visage social et un libéralisme à visage conservateur flirtant avec l'extrême-droite.

Les Jeunes Communistes refusent les scénarios bien ficelés d'un bipartisme visant à confisquer la politique au peuple et à masquer les alternatives au tout-libéral. Une autre société est possible, c'est tout le sens du combat communiste au XXIème  siècle.

Publié dans Politique

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