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Les vagues de licenciements que l'on connait à l'heure actuelle n'épargnent aucun secteur : automobile,
décolletage, multimédia, téléphonie... Sur les sites Isérois de Caterpillar, ce sont 733 licenciements secs qui étaient initialement prévus. Même genre de constat
dans la vallée de l'Arve pour le décolletage, chez Peugeot, Goodyear, HP, Microsoft, Nokia... Les patrons licencient à tour de bras! Dans certaine entreprises, c'est même un véritable chantage qui s'opère, obligeant les salariés à accepter
des conditions de travail inadmissibles (réduction de salaire de 12,5% chez Osram, 40h payées 35...) pour ne pas perdre
leur emploie. Le gouvernement prétend ainsi répondre à la crise, mais il s'agit en réalité de permettre aux entreprises de
continuer à payer des dividendes aux actionnaires, des intérêts aux banques et faire des placements financiers malgré une
perte de vitesse. Les suppressions d'emplois et la baisse des coûts salariaux ne fera qu'accroitre les difficultés engendrées par la crise en augmentant l'insuffisance de la demande et des qualifications.
La stratégie à adopter est toute autre! Il faut en effet sécuriser et promouvoir les emplois avec une formation tout au long de la vie
de chacun, les salaires, la croissance de la valeur ajoutée produite
en développant la recherche, les investissements matériels associés; donner aux travailleurs de nouveaux pouvoirs dans l'entreprise; favoriser la création d'emploi par une politique
industrielle et de service dynamique, l'investissement massif dans la recherche; reprendre une politique de réduction du temps de travail, vraiment créatrice d'emploi.
Par jcisère
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Mardi 30 juin 2009
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Depuis deux décennies, le gouvernement organise méticuleusement le démantèlement des services publics.
Depuis 60 ans ils assuraient à chacun un accès égal aux services essentiels sur l'ensemble du territoire. Éducation, santé, énergie, transport... des pans entiers de l'économie
fonctionnaient sans être soumis aux lois du marché. Mais les gouvernements successifs ont choisi d'ouvrir petit à petit ces secteurs à la concurrence. La RGPP (Révision
Générale des Politiques Publiques) accélère encore ce processus sous couvert d'une plus grande efficacité. La réorganisation des services publics s'est faite sur la base de recherche de
rentabilité au mépris de la réponse aux besoins des usagers. Le constat est éloquent : fermeture d'hôpitaux, de gares, de bureaux de postes de proximité, suppressions de postes dans tous les
secteurs ... la liste est longue. La banque postale est la seule banque à ne pas avoir subi la crise économique de plein fouet, ce n'est pas anodin. La privatisation, c'est la dégradation du
service public, des tarifs plus élevés... C'est pourquoi il faut non seulement arrêter la casse, mais mener un véritable politique de reconquête!
Par jcisère
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Mardi 30 juin 2009
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L'enseignement supérieur et la recherche n'échappent pas à la logique de démantèlement du service public impulsé par le gouvernement. Cette privatisation
des universités s'inscrit dans une volonté de créer un marché de la connaissance au niveau européen (processus d
e
Bologne). En France l'application de ce processus se traduit par une série de réformes dont la LRU (Loi de responsabilité des universités) est la pierre angulaire. Elle
permet aux facs de recourir à des partenariats public-privé, ouvrant ainsi les universités à la logique de marché.
Cette marchandisation de la connaissance suppose une logique de compétitivité dont les moteurs seraient
la sélection et la mise en concurrence. 12 campus français, dont Grenoble, ont été sélectionnés pour devenir des pôles de compétitivité (opération
campus) creusant encore d'avantage les inégalités entre facs d'élites et facs poubelles. Le nouveau système de financement (système SYMPA) basé sur des critères
de performance va également dans ce sens.
La concurrence s'établit aussi entre les différentes filières ; en effet, les enseignements
« à forte valeur ajoutée » (biotechnologies, nouvelles technologies de la communication...) seront considérablement mieux financées que les filières jugées non rentables, ce
financement dépendant en partie de la nature du bassin économique local. La preuve? Lorsque Grenoble a été sélectionnée dans le cadre de l'opération campus, la fac de lettre a été exclue du
projet, et il en va de même pour Lyon, Toulouse...
En ce qui concerne le cadre national des diplômes déjà mis à mal par la réforme LMD (l'université
devient libre de concevoir les diplômes qu'elle délivre), il finit d'être détruit avec le mal nommé Plan réussite en licence qui sélectionne les étudiants, professionnalise les filières
et individualise les parcours. Cette casse du cadre national des diplômes rend impossible l'utilisation de ce dernier comme base de négociations salariales permettant
d'obtenir des conventions collectives.
Le gouvernement s'attaque également à la recherche : casse du CNRS, réforme du statut des
enseignants-chercheurs qui risque, en déconnectant à terme l'enseignement de la recherche, de priver le système d'enseignement supérieur français d'un de ses
atouts.
On assiste au final à une politique de la rentabilité à tout prix, visant à cantonner la majorité des
étudiants à des formations moins reconnues créant ainsi une main d'œuvre employable à bas coup sur le marché afin de servir les intérêts d'une minorité dominante, le tout sur fond de
précarité grandissante (augmentation des frais d'inscription, prêts étudiants...)
Mardi 30 juin 2009
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80 000, c'est le nombre de postes qui devraient être supprimés dans l'Éducation nationale
d'ici 2012. Le gouvernement avait prévu de réformer le lycée en profondeur. Cette réforme prévoyait entre autre une réduction du volume horaire à 27h par semaine (les syndicats
craignaient que cela ne serve à justifier les suppressions de postes), une
semestrialisation et un système
de tronc commun rendant optionnelles des matières comme la physique-chimie, la SVT ou l'éducation civique, les maths et
l'histoire-géographie étant reléguées au rang d'option dès la 1ère. Le lycée professionnel n'est pas épargné avec la réforme du bac pro, en trois ans au lieu de
quatre.
Ce genre de réforme est clairement incompatible avec une amélioration des conditions de travail des
lycéens engendrant classes surchargées et dégradations de l'encadrement pédagogique, à fortiori dans les lycées «difficiles » frappés de plein fouet par les suppressions de
postes. A défaut de moyens pédagogiques convenables, le gouvernement annonce qu'il compte instituer un tout autre type d'encadrement en renforçant la présence policière au sein des établissements par le biais de fouilles, de portiques... Ces mesures, en
plus de sembler inapplicables, ne résoudront pas durablement d'éventuels problèmes d'insécurité dans les lycées et s'apparente en fin de compte à un effet d'annonce sécuritaire en pleine campagne
électorale.
Le mouvement mené cette année dans de nombreux établissements contre la réforme des lycées a permis d'éviter
son application qui aurait dégradé les conditions d'études dans les établissements publics. Les lycées privés seraient alors devenus les seuls à dispenser un enseignement de qualité, réservé à une élite. Autant dire que l'ascenseur social en aurait pris un coup!
La lutte paye, mais il faut rester vigilants aux nouvelles réformes qui arriverons tôt ou tard.
Par jcisère
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Publié dans : éducation nationale
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